【Conférence】Impressionnisme et post-impressionnisme : la réception controversée en Chine (1910-1950)

Date: 19 avril 2025
Lieu: Musée de Shanghai

【Conférence】Impressionnisme et post-impressionnisme : la réception controversée en Chine (1910-1950)

À l'occasion de l'exposition "Masterpieces of the Pola Museum of Art, From Impressionism to Contemporary Art" présentée au Musée de Shanghai, le Musée de Shanghai a invité M. Philippe Cinquini, professeur à l'Université d'Etudes internationales de Shanghai et historien de l'art français, à donner une conférence intitulée "Impressionnisme et post-impressionnisme : la réception controversée en Chine (1910-1950)" le 19 avril dans l'amphithéâtre académique du site Pudong du Musée de Shanghai.

Résumé de la présentation :

Alors que l'adoption de l'impressionnisme et du post-impressionnisme par le Japon remonte au début des années 1880, la Chine n'est entrée en contact avec ces courants artistiques qu'au début du XXe siècle. Dans ce contexte, l'objectif principal des artistes chinois n'était pas de participer réellement au mouvement d'art moderne déjà considéré comme « obsolète », mais plutôt de viser ces mouvements précédés de la modernité artistique de l’Occident comme objets d'étude, afin d'en tirer des leçons en faveur de ce qui était à l’époque préconçu comme une révolution imminente par les artistes chinois.

Dans le débat qui s’acharnait dans les années 1910, on voit que l'impressionnisme et le post-impressionnisme ont apporté une influence importante vis-à-vis de l'orientation de la peinture chinoise, principalement en servant de points de référence en ce qui concerne de l'art occidental. L'examen de ces développements entrecroisés va nous permettre de mieux saisir non seulement la réception de l'impressionnisme et du post-impressionnisme dans le milieu artistique chinois, leurs impacts sur la conception d’un art caractéristique d’« occidental » de la part chinoise, mais aussi la place que ces deux courants ont par conséquent occupée dans l'historiographie chinoise, de sorte que puisse être cerné avec justesse, et tenu compte aussi de l’oscillation circonscrite entre ses tendances d’internationalisation et de nationalisation, la forme unique et innové de l'art chinois au seuil de sa modernité.