【Conférence】Yan Wenliang, le Hermès des Beaux-Arts chinois

Date:21 janvier 2024
Lieu:Musée commémoratif de Yan Wenliang à Suzhou

【Conférence】Yan Wenliang, le Hermès des Beaux-Arts chinois

Dans la matinée du 21 janvier 2024, afin de commémorer la contribution exceptionnelle de Yan Wenliang à la peinture à l'huile chinoise au XXe siècle, le Centre culturel public de Suzhou, l'Association de recherche sur l'éducation artistique de Yan Wenliang, le département de peinture à l'huile de l'École de peinture et de dessin de l'Académie nationale des Arts de Chine et Culture & Art Cinquini ont organisé conjointement une conférence intitulée "Yan Wenliang, le Hermès des Beaux-Arts chinois", parmi la série des conférences académiques tenues sous le thème général de "L'Enrichissement et la Lumière à la Glorification" au musée commémoratif de Yan Wenliang à Suzhou. Animée par Zhao Jun, professeur à l'École de peinture et de dessin de l'Académie nationale des Arts de Chine, la conférence a été donnée par Philippe Cinquini, professeur à l'Université d'Etudes internationales de Shanghai(SISU) et spécialiste des relations entre la Chine et la France dans le domaine des beaux-arts.

Le professeur Zhao Jun, de l'Académie chinoise des arts, a animé la conférence

M. Philippe Cinquini

Scène du séminaire

Résumé de la présentation :

Réduire Yan Wenliang à une peinture de paysage inspirée serait injuste, de même que d’en faire simplement un éducateur visionnaire et fécond : il fut bien davantage, et pas simplement l’un et l’autre à la fois. En effet, si tout a commencé et fini à Suzhou, le destin de Yan Wenliang s’est en grande partie joué à Paris : il y apporta ce qu’il était déjà pour y recueillir ce qu’il serait à son retour en Chine. Il fréquentait le maître français du naturalisme Pascal Dagnan-Bouveret, il fut élève à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Jean-Pierre Laurens, il exposa avec succès au Salon tout en préparant son retour en Chine et le développement de son École des beaux-arts à Suzhou. Son effort, hors du commun, répondait autant à une stratégie individuelle qu’à une stratégie collective. Plus qu’aucun autre, le destin de Yan Wenliang s’éclaire à travers le rôle qu’il a joué dans une histoire dont il fut un acteur crucial, mais dont les résultats le dépassaient. Si ce n’est pas Yan Wenliang qui a révolutionné la peinture chinoise, son histoire moderne aurait été bien différente. Il fut un infatigable « messager des beaux-arts chinois », soucieux de participer sur le plan académique et artistique à la fondation d’une voie chinoise moderne. Dans cette perspective, il convient de distinguer les moyens que Yan Wenliang a développés entre la France et la Chine et pour quels résultats, dans la durée, et en relation avec les autres peintres et figures du champ artistique chinois du siècle dernier : l’un des meilleurs pour le meilleur.