【Séminaire】Deux traditions, deux siècles, Zao Wou-Ki dans l’histoire de l’art

Date:27 et 28 janvier 2024
Lieu:Musée de l'art, Académie nationale des Arts de Chine

【Séminaire】Deux traditions, deux siècles, Zao Wou-Ki dans l’histoire de l’art

Affiche du séminaire

Le 27 janvier 2024 marque le 60e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France. A ce jour, s’est tenu à l'Académie nationale des Arts de Chine le 3e symposium de l'exposition rétrospective "La grande Voie : deux Traditions, deux Siècles - Zao Wou-ki dans l'Histoire de l'Art mondial", organisée dans le cadre du Centenaire de Zao Wou-ki. Pendant deux jours consécutifs, des experts et des universitaires de Chine, de France et d'autres pays ont été invités au symposium à discuter sur l'importance unique de l'art de Zao Wou-ki dans l'Histoire de l'art mondiale et sous des angles différents tels que l'histoire de l'art, le monde de l'art, les échanges culturels et l'appréciation mutuelle entre les civilisations orientale et occidentale ; les questions abordées ont conclu à la mise en lumière des influences toutes particulières de l’artiste dans les échanges et références culturels et civilisationnels entre l’Orient et l’Occident.

Invité par le musée d'art de l'Académie nationale des Arts de Chine, le professeur Philippe Cinquini a participé à la réunion et a prononcé un discours qui s'intitule Le 4 mai 1948, Zao Wou-ki à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

M. Philippe Cinquini

M. Philippe Cinquini

Couverture de la présentation

Résumé de la présentation :

Zao Wou-Ki est inscrit dans l’atelier du peintre Jean Souverbie (1891-1981) à la date du 4 mai 1948 et il n’est pas le seul artiste chinois passé par l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cette question d’ordre historique en complète d’autres sur les raisons de son départ en France et sur les conditions de son installation à Paris. Toutes nos réponses visent d’abord à situer le parcours de Zao Wou-Ki dans un mouvement plus large, débuté trente ans auparavant – celui d’une relation franco-chinoise privilégiée construite à travers les Beaux-Arts. La nécessaire comparaison avec ses prédécesseurs et ses camarades permet ensuite de distinguer Zao Wou-Ki, notamment sur le plan artistique, et de comprendre son engagement dans la voie de la peinture abstraite au tournant des années 1950. Enfin, son parti pris artistique s’éclaire aussi par les débats qui agitaient les élites artistiques et intellectuelles en France et dans le monde jusqu'aux années 1960.