Introduction:

Affiche du séminaire
Le 6 décembre 2023, le séminaire de commémoration du 120e anniversaire de la naissance de M. Lin Wenzheng s'est tenu sur le campus de Nanshan de l'Académie des arts de Chine. Près de 20 universitaires de cinq pays et régions du pays et de l'étranger ont mené une discussion approfondie sur les achèvements de M. Lin Wenzheng. Il s'agissait du premier séminaire académique professionnel sur Lin Wenzheng.

Scène du séminaire

Photo de groupe des invités

M. Philippe Cinquini
M. Philippe Cinquini a été invité à participer au séminaire et a donné une discours intitulé « L'exposition d'art chinois à Strasbourg en 1924 »

Couverture de la présentation
Résumé de la présentation :
Aujourd’hui encore, l’historiographie qui traite de l’exposition chinoise de Strasbourg en 1924 peine à comprendre pleinement l’événement tant les chercheurs, particulièrement à l’étranger, restent attachés à l’analyse donnée en 1989 par Craig CLUNAS dans son article intitulé « Chinese Art and Chinese Artists in France (1924-1925) » publié dans la revue Arts Asiatiques. Si cette étude a eu le mérite d’exister, il est légitime et nécessaire après plus de trente ans, et alors que nous disposons d’une meilleure documentation, de faire le point sur cette « Exposition chinoise d’art ancien et moderne », la première du genre, officielle et d’ampleur réalisée en Occident, manifestation qui s’est tenue à Strasbourg entre mai et juillet 1924 au Palais du Rhin. Il s’agit d’abord de comprendre les raisons qui ont prévalu au choix de Strasbourg comme lieu de l’exposition, puis de situer l’événement dans un « cycle français » qui avait débuté avant la guerre de 1914 et qui devait courir jusqu’au début des années 1950, passant par les expositions chinoises de 1925, de 1933 et de 1946 à Paris. L’exposition de Strasbourg s’inscrivit à un moment charnière, révélant des personnalités, tel LIN Wenzheng (M. LING-VINCENT), tout en cristallisant différents groupes concurrents en Chine et en France. En somme, l’exposition de Strasbourg fut un épisode insigne dans la « crise française de l’art moderne chinois ». Ces conséquences artistiques et politiques furent importantes tant en Europe qu’en Chine.