【Séminaire】La lumière de l’Europe – l’atelier d’échanges internationaux des recherches sur les études en outre-mer des beaux-arts à l’époque moderne et contemporaine de la Chine

Date: Du 25 au 26 mai 2019
Lieu : Académie nationale des arts de Chine, Hangzhou

【Séminaire】La lumière de l’Europe – l’atelier d’échanges internationaux des recherches sur les études en outre-mer des beaux-arts à l’époque moderne et contemporaine de la Chine

Introduction:

Le 25 mai 2019, la cérémonie d'ouverture du La lumière de l’Europe – l’atelier d’échanges internationaux des recherches sur les études en outre-mer des beaux-arts à l’époque moderne et contemporaine de la Chine s'est tenue à l'Académie nationale des Arts de Chine.

M. Philippe Cinquini a été invité à participer au séminaire et a donné un discours intitulé « Les artistes chinois à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (1914-1955) ».

Résumé de la présentation :

Dès la fin des années 1910, le retour des premiers artistes Liufa infléchit les débats sur la création et l’enseignement des arts en Chine. Après s’être inspirés du Japon, les Chinois trouvaient directement à Paris la source des modèles occidentaux qu’ils avaient entrevus à Tokyo. L’École des beaux-arts de Paris fut ainsi pendant trente ans le foyer principal d’activité pour les artistes chinois en France et un centre important dans les transferts culturels entre la Chine et l’Occident.

Comment ce phénomène a-t-il pu se développer en France et produire ses effets en Chine, au point de marquer profondément le milieu artistique chinois jusqu’au début des années 1950 ? Tout part de la relation privilégiée entre la Chine et la France au début du siècle. La présence chinoise à l’École des beaux-arts répondait au programme d’une esthétique républicaine inspirée du modèle académique français ; la France y apporta son soutien. Ensuite, le phénomène chinois à l’École des beaux-arts de Paris devint un enjeu entre différentes tendances et finit par alimenter ceux qui cherchaient en France dans le réalisme et le naturalisme les facteurs qui moderniseraient l’art chinois. Enfin, le peintre Xu Beihong eut un rôle crucial dans cette évolution. Par sa maîtrise du dessin académique et de la peinture à l’huile, il renouvela la peinture à l’encre chinoise autour d’un projet pictural toujours en accord avec le programme républicain et humaniste initial. Ce n’est qu’avec sa disparition prématurée en 1953 que s’effaça progressivement l’héritage de plusieurs générations d’artistes chinois passés par l’École des beaux-arts de Paris.

Photo:

Publication:

Actes de l’atelier d’échange international sur la recherche des études des beaux-arts à l’étranger d’époque moderne et contemporaine chinoise.
Rédacteur en chef : Hua Tianxue, Cao Qinghui
Maison d’édition Culture et Art
paru en décembre 2019
ISBN 978-7-5039-6785-6