【Séminaire】Symposium international sur l’héritage, l’expansion et la construction de l’histoire de l’art contemporain chinois

Date: Du 8 au 9 décembre 2018
Lieu : École des Arts de l'Université du Sichuan, Chengdu

【Séminaire】Symposium international sur l’héritage, l’expansion et la construction de l’histoire de l’art contemporain chinois

Introduction:

Le 8 décembre 2018, la cérémonie d'ouverture du "Symposium international sur l'héritage, l'expansion et la construction de l'histoire de l'art contemporain chinois" s'est tenue à l'École des Arts de l'Université du Sichuan.

M. Philippe Cinquini a été invité à participer au séminaire et a donné un discours intitulé Le "Retour à l'ordre" et l'art moderne chinois.

Résumé de la présentation :

En 1933, le manifeste de l'Association des artistes chinois en France résonnait comme un "Retour à l'ordre". A bien des égards, le contenu de ce texte correspondit à ce mouvement qui caractérisait les arts plastiques en Europe après la Première Guerre mondiale en réaction contre les « excès » de l’avant-garde dans les années 1900 et 1910, comme le fauvisme, le cubisme, le futurisme, l’art abstrait etc. On constate aussi que la quasi-totalité des trente membres fondateurs de cette association furent des élèves à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et que ce groupe fut, semble-t-il, approuvé par Xu Beihong, lui-même formé au début des années 1920 à Paris rue Bonaparte. Une photographie célèbre les montre réunis chez Huang Xianzhi alors que Xu Beihong était à Paris pour son exposition d’art chinois au musée du Jeu de Paume. Pivot de la présence des artistes chinois en France et en Europe, l’École des beaux-arts de Paris aurait été la source d’un art moderne chinois capable de se distinguer de l’avant-garde européenne et de résoudre un paradoxe : critiquer l’académisme officiel tout en prônant la persistance des valeurs qui le fondait. Relayée par l’Association des artistes chinois en France, cette tendance lourde des artistes chinois en France devait naturellement peser sur l’évolution des beaux-arts en Chine. On peut avancer que la position « antimoderne » des artistes chinois en France a grandement contribué à la révolution moderne de l’art chinois au XXe siècle.

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