【Exposition】Un Rêve français, de l’École au Salon, les Beaux-Arts à Paris au XIXe siècle

Date: du 31 janvier 2018 au 6 mai 2018
Lieu: Musée national de Chine, Pékin

【Exposition】Un Rêve français, de l’École au Salon, les Beaux-Arts à Paris au XIXe siècle

Introduction:

Suivant un fil rouge chronologique, telle un rêve français, l’exposition propose de découvrir des chefs-d’œuvre issus des collections du CNAP et des Beaux-Arts de Paris. Réalisées par d‘éminants artistes français et étrangers, ces œuvres auraient aussi été appréciées de bien près par les artistes chinois qui ont étudié à l’époque à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Les collections des deux institutions permettent en effet de suivre la manière dont les artistes ont été formés avant d’exposer aux Salons, d’être acquis par l’État. Les œuvres sont signées de grands noms tels que Jean-Auguste-Dominique Ingres, Camille Corot, Eugène Delacroix, William-Adolphe Bouguereau, Alexandre Cabanel, Jean-Baptiste Carpeaux, Chang Shuhong ou encore Fang Junbi. Certains artistes ont reçu les distinctions les plus hautes de l’époque comme le Grand Prix de Rome : Jean-Alexandre Falguière, Jules-Eugène Lenepveu ou encore André Devambez dans les domaines de la sculpture et de la peinture.

Des œuvres de François Rude, auteur du bas-relief de La Marseillaise sur l'Arc de triomphe à Paris, sont présentées aux côtés de trois peintures à l’huile d’Ingres, dont l’emblématique Jupiter et Thétis (1811). Cette exposition aborde aussi un autre pan de la culture française à travers de grandes figures littéraires telles que Victor Hugo et Rabelais, évoquées par quatre œuvres d’Henri Gervex, Aimé-Jules Dalou, Ernest-Philippe Boetzel et Eugène Delacroix.

Les œuvres exposées constituent également un panorama du fruit de l’enseignement des Beaux-Arts à Paris. Certains artistes, comme Achille-Etna Michallon, Edgard Maxence, Georges Rouault ou encore Paul Landowski ont enseigné à des élèves venus du monde entier, leurs ateliers auraient donc autant accueilli le nombre considérable de jeunes artistes chinois, parmi lesquels Hua Tianyou, Liu Kaiqu, Wang Linyi et Fang Junbi, dont la Joueuse de flûte (1924) s‘est vue exposée au Salon et connaîtra plus tard un retantissant succès public en Chine.

À leur manière, les Salons et les Expositions universelles à Paris ont joué un rôle identique à celui de l’École, accueillant des visiteurs et des artistes de toutes nationalités. Ils ont permis à de différents courants artistiques comme le néoclassicisme, le romantisme, le réalisme et le naturalisme de se diffuser internationalement. Inspirés par les Lumières, certains des artistes français du début du XIXe siècle sont revenus aux codes et aux figures artistiques de l’antiquité grecque et romaine.

La diversité des œuvres présentées dans l’exposition montre également que l’État a été attentif dès cette époque à enregistrer la variété de la création artistique française et étrangère, entre classicisme et avant-garde. Les achats aux artistes chinois désormais établis en France multipliaient, preuve que leur présence au sein de l’École des beaux-arts de Paris dans l’entre-deux-guerres a suscité l’intérêt du Bureau des travaux d’art dont le CNAP est l’héritier aujourd’hui. Parmi ces jeunes élus chinois, on peut citer Fang Junbi mais aussi Chang Shuhong, avec sa Malade fiévreuse (1931) présentée pour la première fois au Musée national de Chine.

Photo:

Publication:

Un rêve français, de l’École au Salon, les beaux-arts à Paris au XIXe siècle
Rédacteur en chef : Wang Chunfa
Beijing Times Chinese Press
mars 2018
ISBN 978-7-5699-2089-5
750,00 RMB